Skip to content
Changeons de cap à Nice !
  • Accueil
  • Notre quotidien
    • Chômage et pauvreté
      • Solutions pour retrouver et sécuriser l’emploi
    • Logements inabordables
      • Solutions pour des logements abordables
    • Surtourisme
      • Le fléau du croisiérisme en Méditerranée
      • Solutions pour un tourisme durable
    • Transports inadaptés
      • Solutions pour une mobilité durable à Nice
    • Pub envahissante et néfaste
      • Solutions pour réduire la publicité à Nice
    • Une culture aux abois à Nice !
  • Notre environnement
    • Stop à l’extension de l’aéroport !
      • Comment contrer ce projet ?
      • Recours en justice contre l’extension T2.3 : les étapes !
      • Les dernières interviews sur le dossier T2.3 !
      • L’Alliance Écologique et Sociale 06 dénonce les propos fallacieux de l’aéroport !
    • Réduisons voitures et 2RM
      • Solutions pour une mobilité durable à Nice
    • Supprimons les passoires énergétiques !
      • Comment rénover énergétiquement et massivement les logements
    • Urbanisation et bétonisation
      • Solutions pour réduire l’urbanisation et la bétonisation
      • Smart City, ville dense ou intelligente : écolo ou pas ?
    • Artificialisation des terres
    • Les plages sous forte pression
    • Trop de déchets !
      • Solutions pour réduire nos déchets !
    • CO2 et climat
      • Stop au greenwashing ! L’écologie, c’est du sérieux…
  • Notre santé
    • Stop à l’air pollué à Nice !
      • Solutions pour un air sain
    • Stop au bruit !
      • Solutions pour réduire le bruit à Nice !
    • Stop à la malbouffe et à la dépendance
      • Solutions pour une agroalimentation bio et locale
    • Oui à la santé globale !
  • Notre liberté
    • Stop à la pseudo-démocratie !
      • Solutions pour une vraie démocratie participative
    • Stop au flicage et à la surveillance !
      • Solutions pour une ville plus humaine et moins technicisée
    • Moins de clientélisme pour plus d’égalité
      • Stop aux « affaires » à Nice !
  • Notre sécurité
    • Arrêtons de provoquer des catastrophes
      • Inondations et tempêtes
      • Alerte rouge sur l’eau : la sécheresse rôde !
    • Danger : trop de vulnérabilités !
      • Prendre le cap de la résilience à Nice !
  • Qui sommes-nous ?
  • Nos actions !
  • Comment agir ?
Nice, l’OGC et les millions verts d’INEOS : l’indignation ne doit pas rester au vestiaire

Nice, l’OGC et les millions verts d’INEOS : l’indignation ne doit pas rester au vestiaire

22 juin 2026 CC06
Share this…
  • Facebook
  • Email
  • Twitter
  • Linkedin

Il y a des affaires qui ressemblent à des lignes budgétaires. Et puis il y a celles qui disent tout d’un système. L’enquête de DISCLOSE sur les aides publiques accordées à INEOS appartient à cette seconde catégorie. Plus de 300 millions d’euros issus de France 2030, censés financer la transition écologique, seraient dirigés vers un géant de la pétrochimie pour soutenir des installations liées à la production de plastique. Autrement dit : de l’argent public vert pour prolonger la logique du fossile.

Ce n’est pas seulement choquant. C’est politiquement obscène

Selon les révélations publiées, les dossiers d’INEOS auraient d’abord été jugés hors des clous par l’ADEME : « Le dossier d’Ineos ne correspondait à aucun domaine financé, confirme un·e agent·e de l’État. Il a fallu trouver des brèches dans le cahier des charges ». Puis les règles auraient été ajustées, les procédures contournées, les objections neutralisées, jusqu’à rendre finançable ce qui ne devait pas l’être. On appelle cela, pudiquement, de l’ingénierie administrative. Les citoyens, eux, ont un mot plus simple : passe-droit. Quand les cahiers des charges deviennent extensibles pour les puissants et inflexibles pour les autres, la République cesse d’être une règle commune : elle devient un guichet VIP. Merci Matignon et merci l’Elysée…

À Nice, cette affaire résonne d’une manière particulière. Car INEOS n’est pas pour nous un nom abstrait de multinationale. C’est aussi le propriétaire de l’OGC Nice. INEOS est un groupe industriel britannique fondé par Jim Ratcliffe en 2019. Le club OGC Nice fait donc partie du réseau multi-clubs d’INEOS, qui inclut aussi Manchester United (depuis 2024) et le Lausanne-Sport en Suisse. Sir Jim Ratcliffe est le principal actionnaire d’INEOS et donc, indirectement, du club. Le Gym, le club et l’histoire populaire niçois, le fameux rouge et noir, se retrouvent ainsi associés à un groupe mis en cause pour avoir obtenu des fonds publics de transition au bénéfice d’activités parmi les plus polluantes du pays. Ce lien ne rend pas les supporters responsables. Il rend le silence local impossible.

Il faut le dire clairement : aimer et supporter l’OGC Nice ne signifie pas applaudir ceux qui le possèdent. Un club n’est pas la vitrine morale de son actionnaire. Il appartient affectivement à celles et ceux qui l’ont porté pendant des générations : les tribunes, les quartiers, les bénévoles, les éducateurs, les gamins qui portent le maillot bien avant de connaître le nom du propriétaire. C’est justement parce que les Niçois aiment ce club qu’il faut refuser qu’il serve de paravent de respectabilité.

Le scandale est là : pendant qu’on demande aux habitants de trier, de payer plus cher, de supporter les restrictions, de changer leurs chaudières, leurs voitures, leurs habitudes, des centaines de millions peuvent être orientés vers un industriel dont le modèle reste massivement carboné. Aux petits, la morale écologique, et aux grands, la subvention climatique. Aux citoyens, les injonctions, et aux multinationales, les exceptions.

Nice connaît trop bien la puissance des images. Une loge au stade, un maillot, une fondation, quelques opérations caritatives : tout cela fabrique de la proximité. Mais la proximité ne doit pas anesthésier l’esprit critique. La citoyenneté ne s’arrête pas aux portes de l’Allianz Riviera. Quand le propriétaire de notre club bénéficie d’un traitement public contesté, c’est aussi notre débat local. Nous avons le droit de demander des comptes. Nous avons même le devoir de le faire.

Des questions simples doivent être posées. Pourquoi ces projets ont-ils été soutenus malgré les réserves initiales ? Qui a pesé dans l’arbitrage ? Quels documents seront rendus publics ? Quelles garanties environnementales réelles existent ? Et surtout : comment empêcher que les aides à la transition deviennent une prime à la survie des vieux modèles industriels ?

Il ne s’agit pas de transformer un match de football en procès permanent. Il s’agit de refuser la confusion volontaire entre passion sportive et blanchiment d’image. Les supporters ne sont pas des figurants dans une stratégie de communication. Les Niçois ne sont pas les cautions sentimentales d’un empire pétrochimique. Et l’argent public n’est pas une tirelire réservée à ceux qui savent pousser les bonnes portes à Paris.

Au-delà du scandale financier, la question démocratique

Cette affaire dépasse INEOS. Elle interroge la démocratie économique : qui décide de l’usage des milliards publics, de notre argent public ? Sur quels critères ? Avec quels contrôles ? Et au bénéfice de quel avenir ? Si la transition écologique consiste à financer les mêmes acteurs, les mêmes usines, les mêmes logiques, en repeignant les tuyaux en vert, alors ce n’est pas une transition. C’est une opération de maintien des vieux systèmes sous perfusion.

À Nice, nous devons considérer ces deux constats : le Gym est aux Niçois par l’attachement, mais il est aujourd’hui contrôlé par des intérêts privés mondialisés. Cette contradiction impose de la lucidité. Soutenir l’équipe, oui. Se taire devant les pratiques de son propriétaire, non.

Le rouge et noir n’a pas vocation à couvrir le vert-de-gris des arrangements. Que la lumière soit faite, que les responsabilités soient établies, que les aides publiques servent réellement l’intérêt général. Et que notre ville cesse d’être, même indirectement, l’alibi souriant d’un capitalisme qui pollue, encaisse les bénéfices et communique de manière indue.


Environnement, Politique
ADEME, fonds vert, France 2030, INEOS, Métropole Nice Côte d'Azur, Nice, OGC Nice, Ratcliffe

Post navigation

PREVIOUS
Le doux rêveur et l’insécurité alimentaire niçoise

Comments are closed.

Tous les articles

  • Environnement
  • Liberté
  • Politique
  • Quotidien
  • Santé et Bien-Être
  • Sécurité

Articles récents

  • Nice, l’OGC et les millions verts d’INEOS : l’indignation ne doit pas rester au vestiaire
  • Le doux rêveur et l’insécurité alimentaire niçoise
  • David Lisnard balaie les risques au nom du business
  • S’adapter ne suffira pas : il faut aussi ralentir le réchauffement climatique !
  • Eric Ciotti, c’est la pollution de l’air qui insulte les Niçois-es, pas les ZFE !
  • L’égalitarisme n’est pas l’ennemi : réponse à David Lisnard
  • Agir sur la pollution de l’air demande de la cohérence

Archives

  • juin 2026
  • mai 2026
  • avril 2026
  • mars 2026
  • février 2026
  • janvier 2026
  • décembre 2025
  • novembre 2025
  • octobre 2025
  • septembre 2025
  • août 2025
  • juillet 2025
  • juin 2025
  • mai 2025
  • avril 2025
  • février 2025
  • janvier 2025
  • décembre 2024
  • novembre 2024
  • octobre 2024
  • septembre 2024
  • juillet 2024
  • juin 2024
  • mai 2024
  • avril 2024
  • mars 2024
  • février 2024
  • janvier 2024
  • décembre 2023
  • novembre 2023
  • octobre 2023
  • septembre 2023
  • août 2023
  • juillet 2023
  • juin 2023
  • mai 2023
  • avril 2023
  • mars 2023
  • février 2023
  • décembre 2022
  • novembre 2022
  • octobre 2022
  • septembre 2022
  • août 2022
  • juillet 2022
  • juin 2022
  • mai 2022
  • avril 2022

Nous contacter

Mentions légales

© 2026   Copyright. Collectif Citoyen 06. Tous droits réservés.