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Trump, Milei et Sarkozy, modèles de la Côte d’Azur ?

Trump, Milei et Sarkozy, modèles de la Côte d’Azur ?

12 janvier 2026 CC06
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Les 15 et 22 mars 2026 auront lieu les élections municipales en France. Il est plus qu’important, qu’avant de se retrouver dans l’isoloir, seuls face à leur conscience, les citoyens soient bien au fait des modèles proposés par les candidats à ces élections. Car ils en disent long du fond de leur pensée politique.

Nous vous proposons de faire le point sur ceux – les modèles – de trois figures locales : David Lisnard, maire de Cannes, président de l’Association des Maires de France (AMF) et du parti Nouvelle Energie, Éric Ciotti, président du parti UDR et député de la 1ère circonscription des Alpes-Maritimes, et Christian Estrosi, maire de Nice, président de la métropole Nice Côte d’Azur, président délégué de la région PACA et président du microparti politique La France Audacieuse (tout en étant vice-président du parti Horizons…).

Le fantasme de la tronçonneuse argentine

Le président argentin Javier Milei est connu pour ses frasques et ses mises en scène indécentes. Mais a-t-on bien pris la mesure de l’ampleur de ses mensonges ? Voyons en quelques-uns.

Durant sa campagne, Milei affirmait que l’ajustement budgétaire (la fameuse « tronçonneuse ») serait payé exclusivement par la « caste » politique et non par les citoyens ordinaires. La réalité : bien qu’il ait réduit le nombre de ministères, l’essentiel de l’austérité a frappé les retraités (baisse du pouvoir d’achat des pensions), les usagers des transports (fin des subventions) et les classes moyennes et pauvres (inflation initiale massive après la dévaluation du peso).

En 2024 et début 2025, son gouvernement a plusieurs fois affirmé sur les réseaux sociaux que la pauvreté commençait à baisser grâce à ses mesures. La réalité : les instituts de statistiques indépendants (comme celui de l’Université Catholique d’Argentine) ont montré qu’en fait, la pauvreté a atteint des sommets (dépassant les 50%) sous son mandat. Ses détracteurs l’accusent de manipulation statistique en ne prenant en compte que des périodes très courtes pour montrer une amélioration artificielle.

Milei avait promis de « dynamiter » la Banque Centrale et de dollariser l’économie immédiatement. La réalité : deux ans après son élection, la Banque Centrale existe toujours et la dollarisation a été repoussée sine die. Ses opposants y voient une « escroquerie électorale », tandis que son équipe parle de pragmatisme face au manque de réserves de change…

Lors de discours internationaux, notamment à Davos, Javier Milei a affirmé que les politiques de genre étaient du « harcèlement » et a diffusé des informations jugées fausses sur les mouvements féministes, les qualifiant de « criminels » ou de « pédophiles » par généralisation abusive. La réalité : ces propos ont été largement fact-checkés comme étant des « sophismes de composition » (prendre un cas isolé pour en faire une généralité) visant à servir sa « bataille culturelle ».

Enfin, Milei avait déclaré qu’il se « couperait un bras » avant d’augmenter ou de créer un nouvel impôt. La réalité : pour atteindre l’équilibre budgétaire, il a maintenu ou augmenté certaines taxes (comme la taxe PAIS sur les achats de devises ou les droits d’exportation), ce que ses critiques appellent le « mensonge du bras ».

Il se trouve que tant David Lisnard qu’Éric Ciotti manifestent régulièrement une admiration pour le président fantasque Javier Milei, comme deux amateurs de sa méthode tronçonneuse et de son mantra « Afuera » : afuera la règlementation et les contraintes !

Ciotti, adorateur des délires trumpistes

« La victoire de Donald Trump est une espérance pour la France ! ». Qui a signé cela sur les réseaux sociaux fin 2024 ? Éric Ciotti. Un an plus tard, le manque de clairvoyance de ce politicien est patent, pour ne pas dire consternant. Sur ce point, Lisnard est plus discret, ne faisant que partager des éléments de rhétorique critique envers l’État bureaucratique, un trait que l’on retrouve aussi dans certaines politiques populistes ou néolibérales à l’international. Ce qui, en soi, ne constitue pas un soutien déclaré à Trump lui-même.

Qu’en est-il de la Nouvelle Energie à Cannes ?

David Lisnard a exprimé à plusieurs reprises un soutien intellectuel et politique marqué à la démarche de Javier Milei. Son soutien ne porte pas sur le style provocateur de l’Argentin (quoique), mais sur le fond idéologique de sa politique prétendument de rupture. Quelques illustrations.

David Lisnard voit en Javier Milei un exemple de courage politique face à un système étatiste en faillite. Pour Lisnard, la France souffre, comme l’Argentine par le passé, d’un excès de bureaucratie et d’une dépense publique hors de contrôle. Il a donc salué la volonté de Milei de briser le « consensus » étatiste. En janvier 2026, il déclarait notamment qu’il fallait s’inspirer de l’Argentine pour opérer une « rupture radicale et culturelle » afin de redresser la France.

Autre soutien : l’adhésion aux principes libertariens. Le maire de Cannes a repris à son compte certains piliers du discours de Milei, comme le rôle de l’État : Lisnard a soutenu la vision de Milei selon laquelle l’État doit se recentrer sur ses fonctions régaliennes (protéger la vie, la liberté et la propriété) et laisser le reste à la responsabilité individuelle.

Il lui est même arrivé d’utiliser ou de citer le célèbre cri de ralliement de Milei : « ¡Viva la libertad, carajo ! » pour souligner la nécessité d’un « vent de liberté » en Europe. Ou encore le terme « Afuera! » (Dehors !), dont la concision n’a d’égale que la violence.

Autre reprise : la méthode de la « Tronçonneuse ». Bien que Lisnard utilise un langage plus institutionnel, il soutient la logique de coupes budgétaires drastiques prônée par Milei. Il utilise l’exemple argentin pour justifier ses propres propositions de baisse massive de la dépense publique en France (qu’il évalue à une nécessité de réduction de 100 milliards d’euros), et défend l’idée que, face à une crise de la dette, les demi-mesures ne suffisent plus et qu’une thérapie de choc, similaire à celle appliquée à Buenos Aires, est un objet d’étude sérieux.

Remarquons cependant que Lisnard prend une certaine forme de distance sur la forme, puisqu’il apporte un soutien conditionnel, en se distanciant de l’imagerie « rockstar » ou agressive de Milei. Son soutien est celui d’un libéral-conservateur classique qui voit en Milei un « laboratoire » pour tester des idées que la droite traditionnelle européenne n’ose plus porter par peur de l’impopularité.

En bref, David Lisnard utilise Javier Milei comme une caution intellectuelle pour valider son propre programme de « Nouvelle Énergie », et tenter de prouver qu’il est possible d’être élu avec un programme de rupture libérale totale, même dans un pays habitué à une forte présence de l’État. Pour celles et ceux qui ne le voient pas venir : Lisnard a une affection inavouée pour le libertarianisme, celui que l’on voit à l’œuvre notamment aux Etats-Unis.

Qu’en est-il du vassal niçois du RN ?

Nous avons vu que le trumpiste en chef de la Côte d’Azur était précisément Éric Ciotti. Mais une faute de goût n’allant jamais seule, il a non seulement vanté la politique outrancière de Donald Trump, mais aussi celle de Javier Milei, qu’il a érigées en véritable modèles de référence pour sa propre stratégie politique en France. Notamment depuis la création de son mouvement, l’Union des Droites pour la République (UDR), inféodé au Rassemblement National, dont il avait pourtant dit, en 2018, qu’il ne serait jamais l’allié. Ne cherchez pas la cohérence : il n’y en a pas.

Contrairement à David Lisnard qui exprime un soutien plus intellectuel, Éric Ciotti a adopté une approche beaucoup plus visuelle et médiatique pour marquer son adhésion. En janvier 2025, Éric Ciotti a organisé un « Grand forum des libertés » à la Maison de l’Amérique latine à Paris. Pour l’occasion, il a repris l’un des symboles les plus forts de Javier Milei, osant s’afficher aux côtés d’une authentique tronçonneuse et mimant le geste du président argentin pour illustrer sa volonté de « trancher » dans la dépense publique française. Ciotti a explicitement revendiqué l’étiquette de « Javier Milei français », affirmant que la France avait besoin d’une thérapie de choc similaire pour sortir de ce qu’il qualifie de « socialisme rampant ».

Lors de plusieurs interventions médiatiques (notamment sur France Inter et CNews en mai 2025), Ciotti a utilisé des termes très forts : « Ce que fait Milei en Argentine est extraordinaire » : il a salué la réduction « considérable » des déficits (ce qui est factuellement faux) et la méthode employée (factuellement brutale) pour y parvenir. Se joignant aux louanges de Lisnard, il cite régulièrement l’Argentine comme la preuve qu’il est possible de supprimer des ministères et des agences publiques sans que le pays ne s’effondre, un pilier de son discours contre « l’État obèse ». Éric Ciotti vante particulièrement trois aspects de la politique de Milei qu’il souhaite importer : le refus de tout nouvel impôt, s’appuyant sur l’intransigeance de Milei pour dénoncer la politique fiscale actuelle en France. La « bataille culturelle » : tout comme Milei, il assume un discours frontal contre le « wokisme » et les politiques de gauche, estimant que le redressement économique doit s’accompagner d’un basculement idéologique. Enfin, l’union des droites : il voit dans le succès de Milei la preuve qu’une coalition entre la droite traditionnelle et une droite plus radicale ou populiste peut conquérir le pouvoir et transformer le pays.

A noter que bien qu’il vante ses succès économiques, Éric Ciotti adapte le discours. Là où Milei se définit comme « anarcho-capitaliste » (voulant la disparition quasi totale de l’État), Ciotti reste sur une ligne de droite autoritaire et régalienne, prônant un État « fauché » sur le social mais extrêmement fort sur la sécurité et les frontières, là où Milei est parfois plus ambigu sur ces sujets.

Quel modèle pour Estrosi ?

Christian Estrosi, 70 ans, a les convictions et les modèles de son âge. Certes, il a bien repris les codes de Donald Trump, lorsqu’il a mis en scène, en janvier 2025, la signature de son arrêté visant à interdire les escales des grands paquebots de croisière à Nice. Un piètre copier-coller des comédies jouées dans le bureau ovale de la Maison Blanche. Estrosi a également salué l’intervention du président américain dans la guerre entre Israël et le Hamas, qui a conduit au cessez-le-feu fragile, tout en défendant bec et ongle une position résolument partisane dans ce conflit dramatique (et en arborant le drapeau d’Israël sur le fronton de la mairie durant vingt mois). Mais reconnaissons à Estrosi le fait qu’il a eu la décence de critiquer certaines décisions ahurissantes de Trump, façon aussi de se distinguer de son rival Ciotti, qui lui, semble hypnotisé par les frasques de Trump.

En fait, les modèles de Christian Estrosi sont d’une autre époque : il est un homme du passé. Ce maire quelque peu usé par la politique politicienne (18 ans aux commandes) loue plutôt sa bande de vieux copains : Jacques Médecin, Charles Pasqua, Jacques Chirac, et surtout… Nicolas Sarkozy. Tous condamnés par la Justice. Qu’importent les multiples affaires et condamnations de l’ex-président Sarkozy qui a plongé la fonction suprême dans la fange de la corruption et de la honte internationale. Estrosi lui voue une telle admiration qu’il a osé annoncer baptiser une place de Nice du nom de ce président indigne. Car à Nice, copinage et clan ont plus de poids que la loi ou la morale.

Des modèles adaptés aux besoins de notre territoire ?

Selon des analyses politiques récentes, le positionnement de Ciotti (et plus largement d’une faction des LR) tend à minimiser l’urgence écologique ou sociale au profit d’autres priorités jugées plus immédiates (sécurité, identité, libéralisation), jusqu’à les rendre totalement obsessionnelles. Pourquoi ? Parce que la droite radicale sait parfaitement que la peur et la politique du bouc émissaire sont des outils rhétoriques vieux comme le monde, bien plus efficaces que l’environnement ou le social. Sur ce point, Lisnard est toutefois plus mesuré que Ciotti, noyant davantage le poisson écologique et social dans des nuances plus « habiles », mais la plupart du temps dans des registres secondaires. Quant à Estrosi, il ose l’impensable : se déclarer « plus écologiste que les écologistes », alors qu’aucun de ses bilans ne brille pour les volets environnementaux, que nous pourrions d’ailleurs étendre aux volets sociaux et sanitaires. Lui aussi montre un indéniable tropisme pour le sécuritarisme. Une obsession qui coûtera aux finances publiques la somme faramineuse de plus de 250 millions d’euros pour la construction de l’Hôtel des Polices centralisé de Saint-Roch. Une ruine, alors que tout montre que nos territoires ont un besoin criant de police de proximité. La mégalomanie n’est jamais bonne conseillère, à Nice comme ailleurs.

Or, nous savons pertinemment que les urgences sont loin d’être limitées aux questions de sécurité, constamment montées en épingle par Ciotti, Lisnard et Estrosi, mais que notre territoire est particulièrement concerné par les impacts croissants du dérèglement climatique et le poids social et humain de la pauvreté et de la précarité. Le sécuritarisme obsessionnel des politiciens cités ici n’est qu’une loupe à visée électoraliste. Très loin d’une politique publique avisée et pragmatique.

Pour finir par un clin d’œil : la Côte d’Azur devrait se méfier des MST (Milei, Sarkozy, Trump). Ca finit par être douloureux…

Gardons tout cela en mémoire d’ici mars 2026.


Politique
Cannes, Ciotti, Estrosi, Lisnard, Métropole Nice Côte d'Azur, Milei, Municipales, Nice, Nouvelle Energie, tronçonneuse, Trump, UDR

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